Digiborigène je suis

Voici un post que j’avais écrit, sur un vieux blog, en mai 2010.

J’ai découvert un terme ce week-end, terme dans lequel je me retrouve complètement. Digiborigène.
C’est un terme inventé par Yann Leroux, un psy rencontré au gré des courants numériques.
Il en donne une définition . Et oui, je m’y retrouve complètement. En lisant l’article, je me suis revu en classe de 3ème, à bidouiller et programmer un TO7. Ce même TO7 que mon grand oncle m’avait donné pour que je programme à la maison. Puis ensuite, en 1ère, avec mon IBM 8087, à double lecteurs de disquettes 5 pouces un quart, à jouer à Indiana Jones ou à programmer en Turbo Pascal, initié par mon pôte Arnaud. Ensuite, arrivé en BTS informatique industrielle, vient l’IBM i386, que mes parents avaient acheté la peau des fesses, en contractant même un emprunt. Là, j’ai passé des nuits sur Eye of the beholder, sur Alone in the Dark. Il me servait aussi à former mes amis actifs à la bureautique, parce qu’ils se rendaient compte qu’ils allaient en avoir besoin professionnellement. Arrive alors la fac, et ses salles machines, l’accès internet dispos 24h/24. C’était en 1992. Avant que les accès ne débarquent dans le grand public, sous forme là de modem RTC. Nous, on y avait accès directement avec des gros tuyaux, merci le Labri. Je me rend compte que j’ai été témoin privilégié de la naissance d’internet. Je repense encore à mon exposé sur le langage HTML, langage qui n’était lisible que par le seul navigateur Mosaic. Je repense souvent à ces nuits passées dans la salle machine à discuter par IRC avec une étudiante américaine, Aube, ou passées à télécharger les 30 disquettes nécessaires à installer une version 0.8 de Linux, à regarder les premières images trash postées sur les forum Usenet. Et tout naturellement, vint mon premier accès par modem RTC. Mon rôle de « sachant internet » chez Lactalis, puis mon premier job, en 1998, dans une web agency de la région rennaise. Ma participation à la naissance de la nooSFère en 1997, me confirme dans l’idée qu’Internet, non seulement est une composante de mon boulot, mais en plus a une (grande ?) place dans ma vie personnelle. Par la nooSFère j’ai allié pour la première fois ma passion de la littérature de l’imaginaire (SF, Fantasy etc) à  ma passion du numérique et mon boulot de développeur Web. Et doucement le net a pris place dans ma vie.
Oui, je suis un digiborigène. Et je suis fier de l’être.

Les commentaires sont désactivés.